Combien coûte une correction de manuscrit, et pourquoi ce tarif ?
Publier un livre demande un investissement : du temps, de l’énergie et, souvent, un budget. Mais quand vient le moment de faire corriger votre manuscrit, la question se pose : quel est le coût d’une correction, et pourquoi ?
Dans cet article, on fait le point sur les différents facteurs qui influencent le tarif, et surtout, ce que ce travail implique concrètement.
Parce que non, une correction, ce n’est pas juste « corriger les fautes ».
Pourquoi faire corriger son manuscrit ?
Avant de parler chiffres, rappelons une évidence : votre livre mérite d’être lu sans accroc.
Une faute, une incohérence ou une tournure maladroite peuvent vite casser le rythme et détourner les lecteur·ices de votre histoire.
La correction, c’est l’étape qui finalise votre texte.
Elle assure la clarté, la fluidité et le professionnalisme de votre livre, que vous publiiez en maison d’édition ou en autoédition.
Surtout, elle vous permet d’arriver en librairie (ou en ligne) avec un ouvrage à la hauteur de votre travail d’écriture.
Le coût moyen d’une correction de manuscrit
Les tarifs varient selon plusieurs critères, mais l’Association des correcteurs de langue française (ACLF) préconise un minimum de 25€/h.
Pourquoi une facture cache des coûts invisibles ?
Les correcteur·ices sont des travailleurs indépendants. Ils déclarent donc leur chiffre d’affaires net auprès de l’URSSAF. Seuls l’entrée d’argent est donc prise en compte, pas les bénéfices réels.
Cette activité est taxée à hauteur de 24.6% (une augmentation de cette taxe est prévue pour 2026).
L’URSSAF prélève aussi un pourcentage du CA pour la formation professionnelle obligatoire.
Les correcteur·ices déclarent aussi la TVA.
Le travailleur indépendant :
- ne cotise pas pour des droits au chômage (même s’il les paie à l’URSSAF),
- n’est pas couvert par une mutuelle d’entreprise,
- n’a pas de vacances ou de jours de maladie cotisés.
Les correcteur·ices doivent lisser leur rémunération et prévoir leurs frais en amont (licences des logiciels, site internet, mutuelle, assurance…), frais qui ne sont pas déductibles lors de la déclaration auprès de l’URSSAF.
La correction d’un manuscrit peut ainsi varier du simple au double.
Pourquoi ces tarifs varient-ils autant ?
Comment calculer le temps d'une correction ?
Un·e correcteur·ice professionnel·le lit, relit et analyse chaque phrase pour garantir la cohérence et la justesse du propos.
Le niveau de correction demandé
Certain·es auteur·ices demandent une relecture finale, d’autres une correction complète, voire une réécriture légère.
Plus le niveau d’intervention est profond, plus le tarif augmente, c’est pourquoi je propose plusieurs services de correction.
Le volume du manuscrit
Un roman de 150 000 signes ne demande pas le même temps de travail qu’un texte de 500 000.
La plupart des correcteurs facturent au feuillet ou au signe, pour ajuster le prix au volume réel.
Pour ma part, j’ai choisi de facturer au nombre de mots, mais ce n’est qu’un choix personnel pour la compréhension avec les auteur·ices.
Le délai
Comme dans tout métier, l’urgence a un coût.
Un texte à corriger en priorité demandera de décaler d’autres projets, donc un tarif un peu plus élevé.
L'expérience professionnelle
Un·e correcteur·ice formé·e, expérimenté·e, qui maîtrise la typographie éditoriale et les usages de l’édition, ne travaille pas au même tarif qu’un prestataire débutant ou non déclaré.
Mais il·elle vous apporte aussi une sécurité : celle d’un texte propre, fluide et conforme aux standards éditoriaux.
Ce que vous payez, concrètement
Beaucoup d’auteurs pensent que « corriger un livre », c’est juste traquer les fautes.
En réalité, le travail d’un correcteur est bien plus large :
orthographe, grammaire et syntaxe,
ponctuation et typographie (espaces insécables, guillemets français, etc.),
cohérence interne du texte (prénoms, dates, lieux, tics de langage),
clarté et rythme des phrases,
remarques de fond, si certaines tournures gênent la lecture.
Une correction sérieuse peut prendre 30 à 50 heures sur un roman standard.
C’est un travail de fourmi, minutieux, souvent invisible, mais essentiel.
Pourquoi demander un devis de correction ?
Chaque manuscrit est unique : son style, sa longueur, son niveau d’avancement…
C’est pourquoi un devis personnalisé est la seule manière fiable de connaître le tarif exact.
Cet échange permet de :
fixer un tarif juste pour les deux parties,
estimer le niveau de correction nécessaire,
- établir une relation de confiance.
Demander un devis, c’est déjà commencer une autre étape pour votre livre et établir un lien avec votre futur·e prestataire.
C’est vous qui avez le dernier mot et qui choisissez, ou non, de travailler avec le ou la correcteur·ice.
Dans cet article, découvrez comment se passe une correction de manuscrit avec moi : l’article ici.
Et si vous hésitez encore…
La correction est un investissement durable.
Elle ne se voit pas toujours, mais elle se ressent à chaque page.
Un livre bien corrigé inspire confiance, retient le lecteur et valorise votre image d’auteur·ice.
Vous avez terminé votre manuscrit ?
Demandez votre devis de correction dès aujourd’hui :
