Les étapes de la publication en autoédition : que faire après avoir écrit « fin » ?
Vous venez d’écrire « fin ». Votre histoire est bouclée, les émotions sont encore fraîches… et une grande question se pose : que faire maintenant ?
Publier son livre en autoédition ne se résume pas à appuyer sur « envoyer » ou « imprimer ». C’est une aventure complète, faite de relectures, de choix techniques et de décisions stratégiques pour transformer votre manuscrit en livre professionnel.
Dans cet article, je vous guide à travers les grandes étapes post-écriture : de la structuration à la vente en librairie.
Étape 1 : Laisser reposer et restructurer son manuscrit
Une fois le point final posé, ne foncez pas tête baissée dans la correction. Vous n’êtes encore qu’au début du processus de publication : de nouvelles étapes vous attendent.
- Prenez du recul : laissez votre manuscrit reposer quelques jours/semaines. Ce temps de pause est essentiel pour relire avec un œil neuf.
Après cette phase, relisez votre texte comme un lecteur, pas comme un auteur.
Notez les passages confus, les incohérences, les personnages à retravailler.
- Astuce : relisez d’abord sur papier ou sur liseuse. Le changement de support aide à repérer les maladresses.
- Étape suivante : retravaillez la structure.
Avant toute correction linguistique, assurez-vous que votre récit tient debout, que le rythme est bon, que les chapitres s’enchaînent avec fluidité.
C’est l’étape où vous allez reprendre certains passages et les peaufiner. Il ne faut pas la mettre de côté.
Certains manuscrits sont réécrits plusieurs fois avant de passer à l’étape suivante.
Ce n’est pas un échec que de prendre son temps à améliorer votre récit : c’est signe que vous offrez de la qualité à votre texte.
Étape 2 : La correction
Donner toute sa crédibilité à votre texte
Une fois votre texte solide sur le fond, vient l’étape de correction (ici, on se concentrera sur la forme).
C’est une étape indispensable pour un rendu professionnel – et la plus sous-estimée en autoédition.
Un livre truffé de fautes, d’accords maladroits ou de tournures bancales, perd immédiatement en crédibilité.
Même la meilleure intrigue ne résiste pas à une orthographe hésitante.
En tant que correctrice, je propose une correction sur devis après lecture de vos premiers chapitres, pour évaluer le niveau de correction nécessaire et adapter le tarif à votre texte.
La correction peut inclure :
orthographe, grammaire et typographie,
fluidité des phrases, cohérence du ton,
respect des conventions éditoriales.
Étape 3 : La mise en page
Transformer le texte en livre
Une fois le texte corrigé, place à la mise en page – l’étape invisible, mais essentielle, qui transforme un fichier texte en un objet-livre agréable à lire.
En autoédition, la mise en page sert deux objectifs :
garantir un confort de lecture optimal,
donner une impression professionnelle, « digne » d’un livre de maison d’édition.
Elle inclut :
la typographie et les marges,
la pagination et les en-têtes,
les espacements entre paragraphes,
la cohérence graphique entre version papier et numérique.
Une mise en page maîtrisée reflète votre sérieux d’auteur·ice et valorise votre histoire.
Étape 4 : Le choix de la plateforme d’autoédition,
et, souvent, d'impression
Vient ensuite le moment de choisir où et comment publier votre livre.
Chaque plateforme a ses avantages, ses contraintes et ses modes de rémunération. Il va vous falloir analyser tous les avantages et les contraintes des plateformes dans cette étape.
Voici les plus utilisées :
Amazon KDP : grande visibilité, impression à la demande, diffusion rapide.
Bookelis / Librinova / TheBookEdition : accompagnement plus poussé, distribution possible en librairie, impression prise en charge selon la formule choisie.
Imprimeur local : plus de liberté, meilleure qualité papier, mais gestion de stock à prévoir.
Le bon choix dépend :
de vos objectifs (visibilité ou présence en librairie),
de votre budget,
et de votre autonomie dans la gestion des ventes.
Conseil : testez toujours un exemplaire avant de lancer l’impression complète (le fameux BAT, Bon à Tirer). La qualité du papier, des couleurs ou de la couverture peuvent varier.
Étape 5 : La couverture
L’identité visuelle du livre
Votre couverture est le premier contact visuel entre le lecteur et votre livre. Elle doit refléter le genre, le ton et la promesse du texte. C’est une étape cruciale pour attirer vos lecteur·ices.
Quelques rappels importants :
mentionnez les collaborateurs (illustrateur, graphiste, photographe…),
assurez-vous d’avoir les droits de reproduction des images utilisées,
et veillez à ce que les mentions légales (nom d’auteur, ISBN, imprimeur) soient présentes.
📌 En autoédition, un ISBN à votre nom renforce votre crédibilité d’auteur·ice indépendant·e.
Étape 6 : Vendre son livre en librairie
La phase la plus humaine
Votre livre est imprimé, corrigé et fin prêt. Mais comment le vendre ? Comment convaincre les libraires de le mettre en rayon ?
C’est là qu’intervient la dernière étape : la mise en vente en librairie. Une étape souvent redoutée, mais passionnante.
Travailler avec les libraires, c’est :
apprendre à présenter son livre efficacement,
négocier son contrat de dépôt-vente,
connaître les bons moments pour démarcher,
et adopter la posture qui attire les lecteur·ices le jour d’un dédicace.
J’ai accompagné de nombreux·ses auteur·ices dans cette phase : savoir se présenter, séduire les lecteurs, fidéliser les libraires…
votre manuscrit mérite une finition professionnelle
Écrire un livre est un accomplissement immense.
Le publier, c’est lui donner une chance d’être lu.
Mais pour cela, il faut que chaque étape – correction, mise en page, impression, diffusion – soit soignée.
Ces étapes ne sont pas des obstacles : ce sont les marches vers la reconnaissance et la crédibilité de votre travail.
Et si vous souhaitez être accompagné·e à chaque étape, je suis là pour vous guider, du fichier brut aux tables des libraires.
